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Nice Jazz Festival (Nice) le 23 juillet 2009

 
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Droo
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MessagePosté le: Mer 1 Avr - 13:09 (2009)    Sujet du message: Nice Jazz Festival (Nice) le 23 juillet 2009 Répondre en citant

Julien Doré se produira le 23 juillet 2009 à Nice dans le cadre du Nice Jazz Festival, scène Jardin.

Plus d'infos sur http://www.nicejazzfestival.fr

Les places sont en vente ICI.


Dernière édition par Droo le Jeu 2 Avr - 12:08 (2009); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 1 Avr - 13:09 (2009)    Sujet du message: Publicité

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lilou
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MessagePosté le: Mer 1 Avr - 18:42 (2009)    Sujet du message: Nice Jazz Festival (Nice) le 23 juillet 2009 Répondre en citant

Wouuahh il tape dans un festival de jazz; j'adore quand il prend ce genre de risque. :extas:
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MessagePosté le: Lun 15 Juin - 10:36 (2009)    Sujet du message: Nice Jazz Festival (Nice) le 23 juillet 2009 Répondre en citant

Article sur la programmation dans le "Figaro Magazine" du 13/06/09

cliquer sur la vignette
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Inscrit le: 29 Mar 2009
Messages: 916

MessagePosté le: Dim 26 Juil - 09:22 (2009)    Sujet du message: Nice Jazz Festival (Nice) le 23 juillet 2009 Répondre en citant

inventaire Festival 2009 dans "Nice-Matin" du 26/07/09

cliquer sur la vignette
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MessagePosté le: Lun 27 Juil - 20:56 (2009)    Sujet du message: Nice Jazz Festival (Nice) le 23 juillet 2009 Répondre en citant

Article signé Véronique Mortaigne dans "Le Monde" du 27/07/09

«A Nice, la musique rythme la bataille pour la direction du festival de jazz

En 2010, la mairie devra trancher : Gérard Drouot, patron depuis 2008, ou son prédécesseur ?


Le Nice Jazz Festival s'est terminé, samedi 25 juillet, avec un concert du saxophoniste Sony Rollins, qui n'y était jamais venu. Gérard Drouot, producteur français de spectacles internationaux (AC/DC, Leonard Cohen, Bruce Springsteen, U2) en fait le symbole du retour à l'épure jazz de ce festival qu'il a repris en 2008, à la suite d'un appel d'offres triennal (jusqu'en 2010) lancé par la mairie de Nice, conformément à la loi Sapin. Ainsi évincée, Viviane Sicnasi, délégataire de 2001 à 2007, mais dont le nom est lié au festival depuis 1974, avait crié à l'imposture et introduit un référé auprès du tribunal administratif, qui l'avait rejeté.

Sa société, Viviane Sicnasi Promotion, avait ensuite déposé le bilan, et le liquidateur judiciaire portait plainte auprès du tribunal de commerce de Nice pour concurrence déloyale contre la société Jordan & Earth, associé minoritaire de Gérard Drouot Productions, au sein de Musiques Connexes Live (MCL), créée pour répondre à l'appel d'offres de Nice. Selon Mme Sicnasi, " le principal actionnaire de Jordan & Earth était salarié intermittent du spectacle du Nice Jazz Festival de 2004 à 2007, en tant que régisseur. Il avait eu à ce titre accès à tous les fichiers du festival. "


" La musique que j'aime "

Le climat n'est donc pas au beau fixe. D'autant que, le 28 juin, le quotidien Nice Matin rapportait des propos du maire de Nice, Christian Estrosi (UMP). Vainqueur de Jacques Peyrat (UMP) en 2008, il voyait dans les actuels délégataires " un héritage " de l'" ancienne mairie ". Gérard Drouot et ses associés vont donc devoir convaincre M. Estrosi, d'ici le prochain appel d'offres, en principe fin 2009.

Créé en 1948, puis interrompu, le festival de jazz de Nice a repris vie en 1974, sous la baguette de George Wein. Fondateur du festival de jazz de Newport, l'Américain était tombé amoureux des jardins de Cimiez, ses oliviers, son Musée Matisse. L'esprit du jazz et le chant des cigales vont-ils suffire aux élus d'une ville de 350 000 habitants, privée des événements culturels d'envergure dont se sont parées ses voisines méditerranéennes, Marseille ou Montpellier ?

Le 23 juillet, dans le cadre bucolique de Cimiez, l'affiche est parfaite et conforme à la liberté du jazz. En quasi-superposition, le calme du pianiste Chick Corea, les exubérances d'un Youssou N'Dour très inspiré, la mélancolie suave de Melody Gardot.

En 1974, Gérard Drouot, étudiant en médecine, faisait ses débuts en programmant Nico (du Velvet Underground) et le groupe allemand Tangerine Dream dans la cathédrale de Reims. Depuis, il fournit, dit-il, la plupart des salles et festivals hexagonaux en artistes internationaux - dont Springsteen aux Vieilles Charrues cet été. Au Nice Jazz Festival, un tiers des artistes invités appartiennent à l'écurie Drouot, de Rollins à Youssou N'Dour. " Une bonne manière d'obtenir de bons prix ! ", dit-il. " On m'a demandé de restaurer le mot jazz dans ce festival, et c'est la musique que j'aime. Je veux donc qu'il y ait 70 % de jazz, et 30 % du reste " (Pour 2009, Julien Doré notamment assure la billetterie).

Le festival a dû réduire le nombre de ses concerts, étant privé d'une des trois scènes habituelles, celle des Arènes, pour cause de fouilles archéologiques. Avec quarante-six spectacles, 32 000 entrées payantes (35 000 en 2008), un prix moyen de 37 euros par soirée, un budget de 2, 1 millions d'euros (2, 4 millions en 2008, 3 millions en 2007), le Nice Jazz Festival aura été contraint au resserrement. Mais il a tenu ses prévisions.»

Véronique Mortaigne
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MARIE ANTOINETTE


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Inscrit le: 17 Sep 2007
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Localisation: BRUXELLES

MessagePosté le: Lun 27 Juil - 22:55 (2009)    Sujet du message: Nice Jazz Festival (Nice) le 23 juillet 2009 Répondre en citant

Mara y fut, et fit ailleurs
un compte bien rendu
de ce festif val là...ce qui explique
les private jokes un peu hermétiques parfois...


J’avais prévu de longue date de venir à Nice-Cimiez...
J'avais même eu envie de faire un summer tour perso,
à la suite du tourbus, ou lui ouvrir la marche,
entre Nyon et Cimiez...
J'ai de si vibrants sons-souvenirs des bords de lac Vaudois
à défaut de vaudoo,
Higelin, Eicher, Bb king ou encore Iggy Pop,
Simply red, Joan Baez renversée par le groove
d'une Dany débutant son Vaya con Dios...
mais trop c'est trop,
pour le portefeuille qui commence à ne me débiter
que des platitudes...
il me fallut choisir.
J'ai élu Cimiez, parceque Nice et une amie, un ami
à retrouver , depuis 15 ans évanouis.
Parceque ce serait le dernier tango
doré d'un été bien tourné...et que j'aime beaucoup
siroter un thé froid face à Rosella,
ombrée de l'or magique de sa riviera...

Cimiez, donc!

Arrivée très à temps, mais pas assez tôt
pour devancer les fans migratrices,
qui étaient déjà nichées
sur les bords de mer étiques du grand jardin
là-bas.
Un environnement estival-festif très joli,
très poli, très jazz écouté les yeux fermés,
très bien élevé au rang de mythe.
Je repère un peu les lieux,
me fends d'une saucisse au pain ketchup,
à 4euro au moins!
Résiste aux soies légères et virevoltantes
du stand inévitable de sarouels
bigarrés et bizarres.
Me leste, pour la route, d'une 1/2 bouteille d'eau fraîche,
et prends le chemin de poussière jusqu'à la scène jardin
où le quintette de blues entonne ses premiers songes lourds.

Très bon moment passé sous eux et leur mélancolie bleue
qui se griffe et me râpe subtilement l'âme,
sans avoir l'air de le vouloir vraiment.
Ils sont bons, j'aime la voix Cooker du singer,
la basse est subtile et magique,
les drums sont moelleux et tendres, tout en donnant fort
de sa personne;
les claviers discrets mais juste présents comme il faut.
Bref, le lead-guitar est bon, très bon,
et je vois danser doucement l'or de tête d'une fan fantaisiste
en diable, droit devant moi: elle aime aussi,
assurément!

Dès mon entrée sur la piste, j'ai avisé l'olivier
sous lequel je me suis glissée: il est parfait!
Ses racines afleurantes et noueuses,
en mains de vieil artiste sculpteur,
sont idéales pour me hausser à l'exacte hauteur
qu'il convient pour voir tout
par dessus le cou même des enfants hissés
sur les dos des papas fourbus.
(Il s'avèrera quelque peu torturant,
ce bois miraculeux en racines torves,
mes pieds en sandales autrichiennes rembourrées
se souviennent encore de chacun de leurs noeuds!)

Le set blues terminé, les gens refluent tous vers la scène Matisse,
pour le concert alternant.
Moi, je reste là, accrochée à mon arbre,
le c...calé entre deux racines,
j'ai oublié mon carnet, mes pentells:
je m'occupe les yeux à voir ceux qui,
autour de moi s'approchent et viennent lentement
prendre place
pour Maxime Le Forestier.
Le ballet des roadies commence,
le funambule dans les cintres qui règle à mains nues
les mandarines et autres spotlights blue;
le soundcheck ultime,
la lumière ...tout est joliment minuté,
paqueté et prêt pile poil au temps dit et prévu.

Maxime est un grand frère de mon âge
ou tout comme: je l'aime fort depuis le début.
Ses chants d'alors étaient ciselés d'or brut
et frappés au coin de ma révolte adulescente et candide.
Je vibre à l'écho que font ses sons et mots
dans ma chambre de gamine.
Il a toujours du style, je sens et cela me fait peine,
qu'il est un peu aigre et marri
du succès que l'on ne fait plus à tous ses songes d'alors,
ni à ceux qu'il a en grand trésor dans son sac.
Il a toujours sa voix, profonde et miroitante,
il reprend, magistral et sublime,
le "Bonhomme " de Brassens: par lui, ce chant là
me met en pleurs doux et fragiles.
Malheureusement, un son gras et malhabile, tournoyant
en ruades improbables sur la colline,
prive ceux qui ne reconnaissent pas
les mots de Georges au premier vers:
ils en perdent le sel et la saveur.
Le chanteur ne le sait pas et ceux qui connaissent
l'applaudissent assez pour lui mettre
le baume sur son coeur griffé: il s'est senti aimé
et fut rappelé bien fort...
j'aurais voulu, quand même, être au bord de scène pour
pallier le petit intérêt que ceux qui sont venus pour
l'autre, lui accordent, bien obligés par la proximité.

Sous les sunlights vaguant en tous sens,
arrive la dream team du Tour sans limites: Pierrick en tête,
présence tutélaire, la guitare accordée à bout de bras,
Manu qui joue des bras, en sémaphore élégant.
Le nez en l'air, la tête dans les cintres, il ignore(ou pas)
que trente paires d'yeux dévorent à l'envi,
le bout de peau bronzée qu'il découvre
en réglant la lumière qui va, grâce à lui,
tantôt éclabousser d'or et de pourpre
celui que l'on attend là, comme à chaque fois.
Il est gentil Manu,
Mara recut de lui un si gentil baiser
plus tard dans la soirée: sincère et respectfull,
comme celui que donna Julien à sa mère-grand,
devant tous les festivaliers réunis pour lui,
sur un air de Lolita bazardé par un Jeff hilare!
Mais çà, c'est une autre histoire!

J'avais remarqué, lors du premier set blues sur la scène,
appuyé à une barrière sur le côté de la régie son au milieu de la foule,
une silhouette familière, vaguement, un regard perçant
de manouche patient caché sous les lunettes opaques,
la chemise de gardian sous le poil noir: coupé court, un peu trop
pour être le vrai...pourtant...je suis presque sûre qu'il était présent
du début à la fin de tous les concerts au Jardin: Guillaume de Molina,
guitariste-artiste, était là, sans bouger plus que pour s'éponger
le visage du dos de la main, se frotter les yeux un peu par tic.
S'effaçant juste une fois, entre le blues et Le Forestier,
pour reprendre sa place , au milieu cette fois, de la barrière régie.
J'étais trop loin de lui pour avoir , de visu,
la certitude de ses yeux celtes inimmitables...
tant pis!
J'aime assez l'idée de l'ami fin et discret,
qui looke et reluque tout de loin,
pour en faire le rapport succint et fidèle.
Il disparut subreptiscement dès le dernier accord d'ukulélé lancé.
Si ce n'était pas lui, ce sosie parfait m'a fait
passer un moment joli, à partager le vu et vécu
avec un ami procuré par l'ami Doré...voilà!

Le son italien débarque, je me dis vite :"c'est le dernier de l'été"
et j'embarque pour la Cythère du Bash band que j'ai deviné
en forme et prêt à se colleter avec les mous, les indifférents.

Dans la foule, nettement grossie, de tout: parents-enfant qui connaissent
surtout les songes lolita ou limités aux apparitions télé.
Des passants qui ont leur pass pour tout le festival,
venus voir et restant jusqu'au dernier rappel
même s'ils n'ont pas applaudi fort.
Maris-amis accompagnés de leur chérie, eux: sceptiques
et elles: ravies, ils ont sursauté dès les premiers "yeaaah"
envoyés dans le tas par Mara.
J'étais un peu seule de ma race, embrassant serré
mon providentiel olivier, pour ne rien perdre du show chaud.
Les gens venus là pour voir la bête télé,
on réellement été scotchés par la bête de scène.
Et....déstabilisés par le son rock, quasi de bout en bout,
les paroles crues et mélodiques qu'ils ignoraient
pouvoir être dites et éructées ainsi
sur une scène publique à tous vents...
suis pas sûre qu'ils aient tout bien compris,
mais assez sans nul doute pour voir sourire finement
les messieurs alentour, aux jolies images blondes
que le songe doré suscite...


la suite....

Le show débuté en cymbales
inévitables: Piano Lys, la primordiale,
un temps passée dans la suite
de la set-list, elle est toujours première
et je trouve culotté et parfait
de la trouver là, pas facile d'entamer le bloc
de l'indifférence curieuse comme çà...
mais j'ai toujours préféré les concerts
débutés par ce songe debout, le plus énigmatique
et le plus à lui de tous.

Je ne suis pas spécialiste des setlists,
je donne en vrac les impressions musiques...

Le début laborieux dans le public,
un peu KO debout, par l'entrée fanfaresque,
les gens de là, comme partout, s'étonnent
mais restent, à quelques dizaines près,
pour entendre la suite.

Les artistes sur scène sont prêts
à en découdre, je les sens liés,
soudés à leurs planches vives,
montrant un peu les dents,
comme en grand effort physique...
JUlien est planté sur ses bois de scène,
à l'aise, la voix placée, texturée, mais...
un peu assourdie ou vrombie par le son
rave, tournoyant qui fut celui de ce Jardin là.

Bouche pute désarçonne encore un peu plus
le public festif...mais la qualité de la musique,
celle, évidente, des musiciens et le charisme
du songeur rattrape les distraits, égarés par l'étiquette
nouvelle étoile starisée.

Lolita entamée, on attend les singeries ubuesques
de Jeffrey initiant les limites...Julien Noel regarde vers la coulisse,
Jeff tourne aussi la tête par là, Julien se tourne, vif, vers son batteur...
et reçoit en plein coeur, sa Mammy souriante sur scène...
ils s'enlacent fort doucement et c'est un joli moment gai...

Winnipeg et Russian Roulettes dans la foulée,
ils ont tous mangé du lion, ce soir...
j'ai appris au long de mes 12 concerts solo,
à m'économiser le souffle,
je garde donc pour la fin en rappels,
toutes mes forces pneumatiques!
Sans pour autant laisser à d'autres
le soin de battre des mains et reprendre
le choeur antique et désormais mythique:"oh gimmy, gimmy...."...
Je n'ai juste pas pû sauter et gambiller,
les racines d'olivier sont étroites et tordues,
pas vraiment le genre dancefloor....

Un first lady enlevé, sobre mais dense,
le meilleur aussi que je vis en concert.
Ne tremblez plus pour le Juju sauteur de ruisseau
et grimpeur de praticable: il sait très exactement
ce qu'il fait et je le soupçonne d'avoir mandé un brin
de training à son roadie escaladeur...on ne s'improvise pas
acrobate "rien qu'avec les mains" comme il l'a fait là.

C'est une réflexion que je me suis faite
à la vue des spectacles festivals: il fait du pro,
bien ficelé, les risques de se prendre un gadin
sont trop grands pour trop risquer changer tout, sans arrêt.
Ils ont raison de garder la formule qui marche,
rares sont les festivaliers qui sautent, comme nous,
de l'un à l'autre pour un artiste identique, donc, c'est bien....
Mais je ne crois pas que j'aurais encore été les voir ailleurs
que juste à côté de mon home, si celui-ci n'était pas le dernier.

J'ai aimé fort la suite du concert, à partir de Winnipeg
ils furent parfaits, j'avais l'image panoramique
et je pouvais à loisir, aller du jeu de guru indou d'Arman,
au ondes envoûtées de Julien Noêl,
passant lentement sur la basse (neuve?) élégante et subtilement multiple
d'Edouard...je passe la description, fatigante à la longue,
de mes enthousiasmes battants pour le jeu de balais
magnifique de Jeffrey, mon indian drummer favori.

Je sentais la fin advenir, le sosie de Guillaume dans le coin de l'oeil droit,
les maris-amis, apparemment conquis, à mes pieds,
les ravies: emballées, les sceptiques partis,
nous fûmes entre nous,
plus petit comité,
après un Brown ears allongé et inspiré,
(mais je fus encore fort gênée par le son déficient: cela me distrayait vraiment, agaçant)
ce fut Excellent: inutile de lancer le nom Sharko inconnu ici
et qui serait noyé dans le vent...c'est le morceau dévolu, dédié
à l'arrière garde des fans et admirantes, gentiment remerciés
par les sourires d'Arman et Edouard, les photos rigolotes prises d'elles
par Jeff et les mots ressentis vraiment de Julien, le songeur doré.

C'est fini, la plaine se vide, vite.
J'avance vers la scène, Jeff y traîne encore,
décollant les set lists pour les envoyer à celles qui le lui demandent.

J'ai vu le joli sourire de Jeff, pour moi, et ceux qui restaient là...
Pas de chance, aucune, d'after, c'est tant mieux...
Ils savent tous qu'ils étaient bons ce soir,
qu'ils font du bon boulot,
qu'on les aime, bêtement, mais vraiment.
Et je sais que ce qu'ils nous donnent, nous le leur rendons bien:
nos cris et chuchotements les soutiennent,
c'est sûr.

Je traîne un peu les pieds, les vigies nous repoussent,
tombe sur Ally qui me reconnaît
et présente à Lorelei, la régionale de l'étape, qui me cornaquera
gentiment jusqu'à la gare de Nice...
Ally me fait fondre, quand elle file, set list sur le coeur,
à la poursuite du char emmenant JUlien et Arman
hors les murs festivals, fissa, fissa, comme dans un vieux film rétro, incognito....

J'assiste aux comptes rendus et circonstanciés par téléphone à toutes les
déshéritées privées de concert vivant ce soir...
Je ris devant la faconde de Lo...qui m'enjoint,
très lucidement de lui pousser le bouton "off"...
Toutes ensemble, dans la voiture drivée par Lo,
la bouche collée à son portable, convoyée par ally,
l'oreille attachée au sien: toutes deux voletant du verbe et des doigts
en un adagio déconcertant et fou...du grand art, j'vous dis pas!

Je hèle le seul taxi encore en route à cette heure là,
remonte avec lui jusqu'à Antibes, où mon amie
réside et dort assurément...je me couche sans séance démake up,
je reprends l'avion tantôt, à 7h à peine sonnées...

36 heures, montre en main, pour revoir une amie délaissée de 12 ans,
visiter le musée Picasso avec elle et déjeuner à Mougins en amicale compagnie,
foncer sur Juan, sa pinède, sa plage, son casino: où je retrouve Rosella, chère
à mon coeur et toujours aussi pétillante et faussement caustique,
tenter de la débaucher vilainement de ses obligations multiples
pour l'emmener tout de go, au spectacle Doré...
Echouer à l'entrée des Jardins de Cimiez où j'avais
rendez-vous avec Julien Doré, sa bande et son dernier tango d'été...

S'il n'y avait que cela, je les remercierais de même,
ces beaux musiciens-artistes, de me faire faire la folle,
en ayant l'air bien sage, d'une rauque mammy,
réveillée jusqu'à cette heure-ci, pour faire vivre aussi
à toustoutes, les avatars pittoresques de la vie
de roadie de Mara, la belgian lady!
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