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Studyrama.com du 03/12/08

 
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MessagePosté le: Sam 6 Déc - 12:28 (2008)    Sujet du message: Studyrama.com du 03/12/08 Répondre en citant

Julien Doré, un chanteur atypique

À 26 ans, le fantasque Julien Doré s’est installé dans le paysage musical. On avait repéré ce trublion haut en couleur durant son passage à la Nouvelle Star où il s’était fait connaître pour ses reprises décalées (Alizée, Nirvana, Dalida, The Kinks, Christophe, Radiohead). Fana du second degré et de provocation dadaïste, il est néanmoins parvenu à obtenir aussi bien la caution de la presse spécialisée généralement peu tendre avec les vainqueurs de la télé réalité que celle du grand public. Outre ses 2 projets musicaux parallèles, c’est dorénavant sa carrière solo qui conforte sa notoriété. Studyrama.com l’a rencontré à l’occasion de la sortie de son album Ersatz.

Dominique Mesmin

Tu joues beaucoup sur le décalage, une forme de dilettantisme et en même temps, on sent que tout est extrêmement travaillé. Comment fonctionnes-tu quand tu écris ?

Quand je compose, je travaille une matière brute, violente. Ensuite, je la mets en forme et l’esthétise. Mon passage aux Beaux Arts m’a permis de faire ce genre de chose. De dresser une passerelle entre le fond et la future forme. Sur scène, le rapport est plus de l’ordre du physique. Le contact est immédiat et quasi tactile. J’adore ce coté instinctif, sans calcul. Devant le public, l’objectif est également de bouleverser ces chansons, finies, produites. Je la considère comme un espace de liberté. Je ne veux pas tomber dans un rythme routinier. J’ai toujours détesté les groupes qui se contentaient de rejouer à la note près leurs compositions sur scène. Le disque est un produit figé. Le live lui devrait être un mouvement perpétuel, fait de rebonds, de surprises. Donc, on étire les chansons, on en propose une nouvelle lecture. Pendant presque 2 heures, on s’amuse avec le public et nous avons des frissons. Ce n’est pas un choix, c’est une nécessité. Sur scène, il y a surtout une implication physique, le son des instruments. Il n’y a pas d’entourloupe possible et donc c’est l’instinct qui prime.

Il y a beaucoup de références artistiques sur ton disque. Cela semble être une approche très intellectuelle. Quelle est donc la part d’instinct et de spontanéité dans ta démarche ?

Malgré ce qu’on peut penser, j’essaye de ne pas intellectualiser. J’ai quand même passé 5 années aux Beaux Arts, j’ai donc beaucoup gambergé sur l’esthétique. Mais, en ce qui concerne ma carrière, j’essaye de ne pas rentrer dans un processus intellectuel. Mais après, tout se fait dans la douceur, dans la subtilité. La mise en forme est fluide et, au final, les mélodies harmonisent le tout. Le début de la démarche est spontané, mais la suite est forcément sujette à plus de réflexion.

Pour ton 1er disque, tu t’es entouré de divers collaborateurs et invités aussi divers que Christophe, Arno, Morgane (du groupe Cocoon), Arman Méliès, Vincent Ségal… Qu’est-ce qui a favorisé ces choix ?

Ce furent d’abord et avant tout des rencontres humaines. Il n’y avait aucun calcul. Certes parfois, en composant, une mélodie me donnait des idées. Je la voyais bien chantée par quelqu’un d’autre ou épaulée par une collaboration. Pour Christophe, le déclic ce fut d’utiliser un petit filet de voix très discret, comme un vernis. J’ai envisagé ces collaborations comme une façon de m’accompagner, de donner une signification supplémentaire à la chanson. Comme les ambiances de mon disque sont très éclectiques, je souhaitais également une diversité des intervenants. C’est juste une histoire de cohérence.

On a aussi le sentiment que tes textes sont l’objet d’une longue réflexion. Comment procèdes-tu ?

Il m’arrive parfois de faire de l’écriture automatique et de voir ce qui en résulte. Sinon, la plupart du temps, je fonctionne par association de mots ou plus précisément par « entre mots ». Techniquement, je ne fais pas d’intro, ni de refrain. Il y a beaucoup de liberté dans les structures de mes chansons. Donc les émotions et les ambiances sont dans l’entre-deux, très subtiles. C’est la même chose avec les paroles, j’essaye de jouer sur des subtilités très fines. Et c’est vrai que derrière cette apparente décontraction, il y a du boulot.

Avant de te lancer dans l’écriture du disque, possédais-tu une vision de là où tu désirais aller ou est ce que tu t’es laissé porter par l’inspiration ?

Je n’avais pas de « vision » à l’avance. C’est venu par la suite, surtout en studio avec le travail du réalisateur, des musiciens. Ils ont mis en forme toutes les esquisses de mes chansons. Petit à petit, le cocktail s’organise. On a beau arriver avec une feuille de papier et des idées griffonnées, il y a de fortes chances que tout se remodifie et parte dans une autre direction. C’est plutôt rassurant car la musique évolue et vit. Il n’y a pas de formule magique pour composer. Tant mieux car cela serait trop stérile et triste. Donc ce manque de perfection me plait énormément.

Est-ce qu’on peut dire qu’une de tes réussites est d’être parvenu à être à cheval entre le succès populaire et la reconnaissance des milieux spécialisés ?

J’en suis ravi mais je ne recherche pas cela. Je n’ai pas de formule de parcours à accomplir. C’est juste de la musique, ce n’est pas compliqué à faire. Je suis heureux de faire cela toute la journée car il y a 2 ans j’en chiais pour en jouer une fois le week-end et je devais bosser pour payer mon loyer. Donc je plane un peu et je me laisse porter par cet état grisant.

Tu es aussi impliqué dans les groupes Dig Up Elvis (formé en 2002) et The Jean d’Ormesson Disco Suicide. Comment dispatches-tu tes idées ?

C’est très clair quand j’écris pour un ce n’est pas pour l’autre. En groupe, l’énergie est différente et on écrit à plusieurs donc le partage des idées n’a rien à voir. Il n’y a pas de frustration, je réalise mes clips, mets mes pochettes en images. Tout ce qui est lié à l’image me plaît. J’ai la chance d’avoir une approche assez complète d’un point de vue artistique. Je suis attiré par le cinéma et je joue un peu dans mes clips. En France, c’est un monde enclavé où on ne passe pas de l’un à l’autre… il y a de mauvais acteurs qui restent dans leur créneau, mais dès qu’un chanteur passe de l’autre côté alors il est critiqué.

Source : www.studyrama.com

Merci à alma-miday, forum crazy-julien
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MessagePosté le: Sam 6 Déc - 12:28 (2008)    Sujet du message: Publicité

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